Chapitre 3 : Souvenirs.
J'entendis un déclic dans le combiné.
Matthieu - Sam ?
Moi, le coeur battant - Oui...
Matthieu - Je... J'ai pas trop le temps de te parler, je suis en conférence de presse dans deux minutes mais je t'appelais pour m'excuser d'avoir dû repartir si vite sur Paris mais je n'ai pas eu le choix... ( Blanc ) Je.. je passerai te voir mercredi.
Moi - Oui, je le sais ça, Marine me l'a dit ce matin.
Matthieu, précipitamment - Ah bah d'accord, c'est bon en fait t'es au courant. Je suis désolé, je dois te laisser. Bisous.Il raccrocha avant que je n'ai pu lui répondre. Je resta figée en regardant le combiné puis le tendit à ma cousine. Je lui résuma ma conversation avec Matthieu, elle ne fit aucun commentaire, son regard en disait long. Lyess se taisait, il n'y avait que le petit garçon qui les accompagnait qui continuait de gazouiller innocemment. Je le regardais s'approcher de mon lit, retenant mes larmes.
Moi, à l'intention de l'enfant - Salut Mathias.
Mathias - Tata !Je fermais les yeux dans une vaine tentative de retenir mes larmes mais c'était trop tard, elles coulaient déjà. Ma cousine prit l'enfant dans ses bras, ce dernier jouait avec les boucles brunes qui ondulaient sur son front.
Morgane - Je...
Moi, l'interrompant - C'est rien...Elle tendit le garçon à Lyess qui s'avança vers la porte après avoir embrasser ma cousine.
Lyess, à Mathias - Aller viens fiston, laisse maman parler avec tata.Le regard de ma cousine s'était assombri lorsqu'il s'était à nouveau posé sur moi. Elle me questionna et je lui confia tout. De mon réveil jusqu'au souvenir de mon accident qui venait de me revenir. Deux diamants humides glissèrent sur ses joues lorsque je lui avoua ce que je n'avais encore osé prononcé.
Moi - Je ne lui ai pas encore dit...Ses paroles se voulaient réconfortantes, ses conseils pleins d'espoir faussés par l'émotion inondaient mon crâne à saturation. Sa voix cognait contre mes tempes et son discours s'étirait contre les murs dans un écho de mensonge. Ma tête, lourde et lasse, consumée par les médicaments, se balançaient lentement d'avant en arrière. Je n'écoutais plus, le mensonge ne servait à rien à part réconforter les coeurs blessés. Or, le mien était fendu en deux.
Moi, au bout d'un moment - Comment va mon père ?Elle se figea comme si une vague de froid polaire avait pénétré la chambre d'hôpital et l'avait paralysé. Je m'attendais à ce que de la buée sorte de sa bouche grande ouverte. J'insistais cependant, un sentiment de supériorité gonflant dans ma poitrine bandée.
Moi - Personne ne m'a expliqué pourquoi il n'était pas encore venu me voir. Il n'est jamais venu me rendre visite et tout le monde évite le sujet.
Morgane, bredouillant - Ce n'est pas ce que tu crois.
Moi, d'une voix calme - Explique-moi dans ce cas.Ses yeux marrons surmontés de rectangles noires traversèrent la pièce, elle rajusta la cascade de boucle qui ondulait sur sa nuque et se lança.
Morgane - Il est venu de nombreuses fois pour te voir mais ce sont les médecins qui l'en ont empêché.
Moi - Pourquoi ?
Elle se tut et me regardan interdite. Je posa ma question à nouveau.
Morgane - Ils ont peur de ta réaction ou de la sienne, on ne sait pas trop, mais comme vous êtes émotionnellement instables.
Moi, m'écriant - Je ne suis pas instable !
Morgane - Ne t'en fais pas, c'est juste le choc de l'accident...
Moi, subitement - Et ma mère ?Elle poussa un soupir, je sentais que c'était trop pour elle et que l'émotion l'étreignait mais peu m'importait, il fallait que je sache.
Moi, suppliant - Dis-moi.
Morgane - Elle est vivante ne t'en fais pas.Un étrange picotement me parcourut l'échine. Je n'aurai sû dire quelle émotion il trahissait car je n'eus d'autre réaction que de demander où elle était.
Morgane, soupirant à nouveau - Elle est à Nîmes, dans une clinique...
Moi - A Nîmes ?
Morgane - Oui, dans une clinique spécialisée, ils traitent sa dépression par hypnose. C'est elle qui a demandé à aller là-bas.Je ne réagis toujours pas, laissant mon regard errer le long des murs aseptisés. Je tentais de comprendre ce que ma cousine venait de me dire, ainsi donc ma mère était encore en vie. un crissement de freins résonnait à mes oreilles, je revoyais la lumière aveuglantes des phares et un soulèvement au coeur me plaqua contre mon lit. Je m'étais sacrifiée... je m'étais sacrifiée pour elle.
Les deux jours suivants furent marqués par les visites d'Adrien. Il arriva en milieu d'après-midi ce dimanche-là et semblait soucieux. Il n'avait cependant pas oublié de m'apporter un petit bouquet de fleurs diverses.
Moi, au bout d'un moment - Ca ne va pas ?
Adrien, distraitement - Si si, tout va bien, comme toujours.
Moi - Arrête de mentir, dis-moi ce qui ne va pas.Il baissa les yeux et je répéta ma phrase une seconde fois. Je le regardais en essayant de contenir mon appréhension. Avec Adrien, tout avait toujours été une suite d'évènements innatendus. Il releva la tête et l'éclat de ses yeux me fit frémir, c'était ainsi qu'il m'avait regardé la première fois.
Adrien - C'est Julia...
Moi, perdue - Euh... C'est qui Julia ?
Adrien - Ma copine, enfin... plutôt mon ex maintenant...Il renifla bruyamment. Oh non ! Sa petite amie l'avait quitté, mon premier réflexe fut de lui demander pourquoi mais je me ravisa. La raison de cette rupture se profilait dans ma tête. Et cette raison c'était moi. Je n'en étais absolument pas certaine mais une petite voix me soufflait que j'étais la cause de cette séparation.
Moi, ne sachant que dire d'autre - Je suis désolée.
Adrien - Ce n'est rien... Je m'en remettrai tu sais...
Moi - Comme toujours.Il leva sur moi des yeux pleins de sous-entendus et je détourna le regard.
Quelques mois avant que je ne parte poursuivre mes études à Paris, il y a plus de trois ans de ça, une dispute avait éclaté entre Adrien et moi. Il ne voulait pas que je parte vivre à Paris, loin de lui. J'avais promis de revenor le voir sur Clermont-Ferrand tous les week ends mais ça ne lui suffisait pas, ça ne suffirait pas... Il m'avoua que notre histoire était trop importante à ses yeux pour qu'il puisse me laisser partir et prendre le risque de me perdre. Et, sans le regarder, je lui avais dit que je ne sacrifierai pas mon avenir pour l'amour, que notre histoire était vouée à l'échec et qu'il valait mieux en rester là. Bouche bée, il m'avait regardé sortir de sa chambre, mon sac sur l'épaule. Les jours qui suivirent il m'avait harcelé de SMS, de coups de téléphones, de mails et de messages différés sur MSN quand il ne venait pas sonner chez moi. Je n'avais pas réagi, préférant pleurer dans mon coin car je savais que si je le voyais, j'allais renoncer à partir.
Adrien, se reprenant - Oui, je m'en remettrai... Après tout, on était ensemble que depuis deux mois...J'eus un pincement au coeur, en deux mois avait-il pu ressentir ce qu'il avait ressenti avec moi au même stade de notre relation ? Est-ce qu'il l'aimait déjà ? La confusion m'emporta et ma conscience me murmurra d'arrêter d'être jalouse. Je ne suis pas jalouse ! protestai-je intérieurement.
Adrien, soudainement - Tu te rappelles de Fab'z ?
Moi - Oh oui, comment l'oublier ?!
Adrien - Figure-toi que j'ai fait une soirée avec lui il y a deux semaines !
Moi, incrédule - Sérieux ?
Adrien, souriant - Ouais, tu l'aurais vu, il a pas changé !
Moi, riant - Toujours aussi obsédé par les filles ?
Adrien, riant aussi - Toujours !Nos rires s'égarèrent dans nos sourires et il s'approcha de moi comme s'il allait me faire une confidence.
Adrien - Et pendant la soirée on a discuté et il m'a demandé de tes nouvelles. C'est pas un signe ça ?!J'aquiesçais en me forçant à lui sourire. Quel genre de signe ? Il devait avoir entendu ma question car il se rapprocha encore de mon lit d'hôpital.
Adrien - C'était peut-être le signe que nous devions nous retrouver... Peut-être que ton accident n'était pas qu'un hasard mais que le destin avait fait en sorte que tu reviennes sur Clermont afin que nos chemins se croisent à nouveau.Je le fixais, un sentiment de doute s'empara de moi. Et s'il avait raison ? Si l'appel téléphonique de ma mère avait été commandé par le destin pour me faire revenir sur Clermont, et cet accident avait été l'opportunité de reprendre contact avec Adrien ?
Il caressa ma main du bout des doigts, j'eus un frission, c'est ainsi qu'il avait caressé mon ventre la première fois.
Adrien - Qu'est-ce que tu en penses ?
Moi, au bout d'un moment - Je... Je n'sais pas...Il se pencha sur moi mais la porte de la chambre s'ouvrit au même moment. Morgane entra, seule, et Adrien me posa un baiser sur le front en me soufflant qu'on en reparlerait plus tard avant de se relever et de partir, après avoir fait la bise à ma cousine.
Le lendemain, il avait reparu en fin d'après-midi. Dès son apparition, un sentiment de gêne me submergea, je n'avais pas cessé de repenser à ce qu'il m'avait dit la veille et je nageais à présent dans la confusion totale.
Adrien, timidement - Salut, ça va ?
Moi, du ton le plus détaché possible - Bien et toi ?Après un échange de répliques banales, par simple politesse, un lourd silence s'installa. La tension était palpable dans toute la pièce et je m'évertuais à paraitre normale contrairement à Adrien qui ne cachait pas son malaise. Je savais cependant, à son regard, qu'il tenait à aborder le sujet d'hier. Ce qu'il ne tarda pas à faire.
Adrien - Tu sais ce que je t'ai dit hier, à propos de nous deux...
Moi, méfiante - Oui...
Adrien - Je... qu'est-ce que tu en penses ?
Moi, soupirant - Honnêtement, je ne sais pas. J'en ai aucune idée.Il sembla chercher quelque chose dans la pièce, comme une bouée de sauvetage à laquelle se raccrocher. Peut-être que lui aussi avait ce sentiment de noyade, la sensation de l'eau qui s'engouffre trop vite dans la gorge, rempli nos poumons et nous suffoque.
Adrien - Je crois que j'ai toujours eu des sentiments pour toi. Et maintenant que je te revois, j'en suis... Je...Il s'arrêta. Je le regardais, les yeux ronds comme des soucoupes, il s'assit et continua en regardant ses mains.
Adrien - Tu me manquais et depuis que tu es là, je ne fais que penser à toi.Je ne répondis rien, je ne pouvais pas. Il avait été mon premier vrai amour mais... mais non, tout ça c'était du passé maintenant. Pourtant, je me tus.
Adrien - Si il y a un seul petit espoir pour que nous...On frappa à la porte et l'infirmière qui s'occupait de moi entra
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L'infirmière, d'un ton autoritaire - Les heures de visites sont terminés, je vais devoir vous demander de partir.Adrien m'embrassa sur le coin des lèvres, s'arrangeant pour que nos bouches se frôlent et sortit.
Mardi matin fut pour le moins surprenant, Marine débarqua aux alentours de 10h30, comme à son habitude sauf que ce jour-là elle était accompagnée. Elle entra dans ma chambre, ses traits harmonieux sur son visage ovale m'arrachèrent un sourire. Elle était mon rayon de soleil quotidien depuis mon réveil. Lorsqu'elle prononça le nom de la personne qui attendait dans le couloir mon sourire s'élargit un peu plus. La porte pivota sur ses gonds pour la seconde fois, laissant apparaitre une jeune femme semblable à l'autre. Ses longs cheveux noirs flottaient sur ses épaules et ses yeux couleurs noisettes brillaient avec intensité. Au moment où je prononçais son prénom pour la seconde fois, des larmes apparurent et elle me répondit de sa voix chantante.
- Salut Sista.Son petit accent alsacien m'avait manqué, elle s'avança jusqu'à moi, enleva sa veste en soie rose pour laisser place à un débardeur blanc sur un slim bleu foncé et sa paire de Nike rappelait les couleurs de sa veste. Sophie, un d mes meilleures amies depuis plus de cinq ans se tenait devant moi.
Sophie - Comment tu te sens ?
Moi - Franchement, vraiment bien ! Je suis contente de te voir !Elle se pencha sur moi et embrassa ma joue. Une douleur lancinante me traversa alors le crâne, une aiguille me transperça la nuque.
*** Ma cousine Morgane et ma meilleure amie Marine avaient proposé de partir à Orléans pour passer un week end entre filles en compagnie de notre amie Sophie que nous n'avions pas vu depuis des mois car elle avait parcouru la France afin d'assurer la promotion de son premier album. La veille de notre départ j'avais eu une brève dispute avec Matthieu à propos de ce week end entre filles et lorsque Marine m'avait demandé la raison du conflit je lui avais expliqué que Matthieu avait peur que je ne sois infidèle si je buvais un peu trop. Or le problème résidait bien dans l'alcool mais pas dans l'infidélité. Une heure après cette confidence, Roxane, une amie d'enfance qui vivait à Paris, avait débarqué dans le loft que je partageais avec Sophie et Marine depuis plus de deux ans. Notre amie nous surprit en train de plier bagages et nous questionna vivement sur la raison de notre agitation. Sans se poser de question, Marine lui expliqua notre projet et lui proposa de nous accompagner. Elle accepta et déclara qu'elle nous rejoindrait à Orléans.
Nous étions parties le samedi matin, Roxane nous avait rejoint aux alentours de midi dans un restaurant de la ville. Après une journée de shopping nous avions réservé un hôtel et étions parties pour une soirée en discothèque. Tout se passait pour le mieux jusqu'à ce que vers 3h du matin je surprenne une de mes amies dans une situation quelque peu délicate. ***Moi - Comment va Roxane ?Mes deux amies me lancèrent un regard perplexe comme si la présence de Sophie ne me suffisait pas. Je reformula ma question et Marine me répondit enfin.
Marine - Elle est à Toulouse, avec Luke.
Moi - Elle est déjà partie ? Avant là...
Sophie, me coupant - Il a été appelé d'urgence là-bas.
Moi - Mais... Ils sont...La porte s'ouvrit pour la troisième fois, m'interrompant. L'infirmière qui s'occupait de moi apparut, elle demanda à Marine et à Sophie de bien vouloir attendre quelques minutes dans le couloir car elle avait à me parler. Je sentis mon coeur s'accélérer lorsque l'infirmière ferma la porte sur mes deux amies qui me lançaient des regards inquiets. Elle se tourna vers moi, je sondais son visage à la recherche du moindre indice pouvant me révéler la nature de sa visite, en vain.
L'infirmière, s'approchant - Samantha, nous avons eu les résultats de vos examens, ceux que nous avons effectués la semaine dernière...Elle fit une pause durant laquelle je continuais de scruter son visage. Je retenais ma respirations, je savais que son annonce avait le pouvoir de change toute ma vie.
L'infirmière, reprenant - Je dois, avant toute chose, vous dire que vous avez vraiment eu beaucoup de chance. Dans des accidents comme le vôtre, rares sont ceux qui y survivent. Vous êtes une miraculée.J'eus à peine le temps de prendre conscience de ce qu'elle me disait qu'elle poursuivit.
_______
Quelques minutes plus tard, Marine et Sophie entrèrent en trombe dans ma chambre.
- Alors ? demandèrent-elles en coeur.
Je pris la main de chacune d'elle, les larmes au bord de mes yeux.
Moi - Il faut que je vous parle._______
Il y a un peu plus de cinq ans que je connaissais Adrien. La première fois que je l'avais aperçu, je devais avoir seize ans, je m'en rappelle comme si c'était hier. Je venais de faire le deuxième battle de ma vie, cela se passait sur la place de Jaude en plein centre de Clermont-Ferrand. J'avais perdu mon battle mais j'atais sortie de scène fière de moi car j'avais réussi à créer un délire, à jouer avec le public et à provoquer mes adversaires. Même mon professeur de danse de l'époque m'avait pris dans ses bras tellement il était fier. J'étais allée rejoindre Marine dans la foule de spectateurs agglutinés autour de la scène en plein air. Je lui racontais ce que mon prof de danse m'avait dit lorsque nos regards se sont croisés. Ses yeux d'un bleu presque translucide me firent frissoner, il les détourna bien vite cependant. Je me rappelle qu'il tenait une fille par la main. Malgré cela, je ne pouvais m'empêcher de le regarder, il avait les cheveux courts à l'époque et ses traits étaient toujours aussi fins qu'aujourd'hui. Son visage angélique, doux et agréable se tourna vers moi à plusieurs reprises sans qu'il n'y ait un sourire d'échangé. Puis sa copine l'avait tiré par la main et il s'en était allé. Je me rappelle même comment il était habillé, une chemise rouge par-dessus un T-shirt blanc, un jean baggy et des Dunks Nike rouge. Je l'avais regardé s'éloigner, sans savoir que je le recroiserai quelques mois plus tard. Adrien, entrant - Salut !Il me tira de ma rêverie, il avait un paquet de bonbons dans les mains, il s'avança vers moi, au milieu des murs immaculés.
Adrien - Comment ça va ?
Moi - Plutôt bien et toi ?Il ouvrit le paquet de friandises en me répondant qu'il était en pleine forme. Il souriait largement, me racontant les diverses péripéties (inventées) qu'il avait enduré pour acheter ces bonbons, tout en prenant bien soin d'éviter le sujet de conversation tant redouté des deux jours précédents. ?ous mangions no bonbons depuis le début de l'après-midi et quand le paquet fut vide, Adrien se leva presque aussitôt.
Adrien - Aller, j'me casse.
Moi, surprise - Pourquoi ?
Adrien - Bah on a fini les bonbons alors j'me casse. T'as mangé toutes les fraises tagada en plus, c'était les miennes !
Moi, éclatant de rire - Ok, bah va t'en ! Salut !
Adrien, reprenant son sérieux - Non je plaisante mais c'est qu'il est déjà 17h30 et j'avais promis à un ami de l'aider à installer son ordi. Il m'attend.
Moi - Ouais, c'est ça. Défile-toi, vas-y !
Adrien - Non mais c'est vrai ! Il vient de l'acheter, il ne sait pas comment le brancher.
Moi, soruiant - Aller file !Il se pencha vers moi, s'excusant encore par mille façons. Il me serra bien fort et me murmura qu'il pensait toujours ce qu'il avait dit hier. Sa phrase me glaça le sang, puis il me posa un baiser au coin des lèvres comme il le faisait toujours sauf qu'il prit ma main et la pressa dans la sienne. Il laissa son baiser flotter entre nous, gardant son visage à quelques centimètres du mien, son nez frôlant le mien, ses yeux faisant l'aller-retour de mes yeux à ma bouche.
La porte s'ouvrit brusquemet, nous laissant à peine le temps de réagir puis Adrien se redressa, je retirai vivement ma main en déclarant d'un ton qui cachait mal la surprise:
- Matthieu.On était mercredi.
Le long chapitre tant attendu (genre ^^ ) est enfin là.
J'attends vos impressions ! Je compte sur vous !
Je vous souhaite une bonne rentrée à tous et à toutes et le prochain chapitre sera en ligne très prochainement alors lachez vos commentaires ( 20 minimum pour la suite ).
J'espère que vous avez passer de bonnes vacances.
Bises à vous.
Samia.