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Des souffles pèsent sur l'air, des murmures étouffés bruissent comme le frottement des feuilles sous une brise légère. Les paroles, quoique incompréhensibles, sont lourdes et lasses. Elles se soulèvent lentement, depuis les ténèbres, sans l'espoir d'une lueur nouvelle. Ces âmes sans nom se bousculent, leurs paroles dépourvues de sens s'entemêlant. Entre le grave et l'aigu , les tonalités varient dans un symphonie étrange et troublée avant de redevenir un doux murmure paisible. Le silence. Tout se tait. Le noir. Vide. Froid. Rien. Puis un mot, et une âme s'ouvre à nouveau, gonflée par un espoir feint, trahi par l'émotion. La vie, chose fragile. La mort, chose futile. Mais qu'y a-t-il entre les deux ?







Si tu veux lire ce qu'il s'est passé avant c'est ici

# Posté le mardi 04 août 2009 18:07

Modifié le dimanche 30 août 2009 18:00

L'amorce d'un mouvement, un froncement de sourcil et une légère protestation. L'interminable léthargie rend le réveil difficile. L'index se crispe, puis la main toute entière. Une exclamation étouffée s'élève des ténèbres, un mouvement. C'est une lutte dans un tunnel lointain, la lumière est si attractive, pourtant les ténèbres le sont plus encore. Une douleur cérébrale et enfin un vrai mouvement. Les bruits se font plus distincts, un raclement se fait entendre. Un souffle s'approche, première sensation. La douleur s'intensifie, encore et encore. Quand soudain...

Un violent éclat de lumière me creva les yeux. Luttant contre l'éblouissement. Ma bouche se tordit et j'eu le réflexe de porter mes mains à mon visage. En vain, mes membres ne me répondaient pas. Une voix se faufila au creux de mon oreille, bercée par les ténèbres de nouveaux miennes. Les mots se suivèrent dans un demi-murmure qui se perdait dans ma conscience naissante. J'entrouvris mes paupières...
Les paroles explosèrent en mille particules de cristal qui ricochèrent dans mon crâne avant de s'évanouir dans le néant. Doucement, pudemment, je rouvre les yeux. Deux saphirs me fixent intensément. Je tourne lentement la tête sur ma gauche, ma raison me revient. Je prends peu à peu conscience de ce qui m'entoure et de ce qui m'observe.

# Posté le vendredi 07 août 2009 10:16

Modifié le vendredi 07 août 2009 10:42

Une pièce se matérialisa sous mes yeux, donnant l'impression d'une boîte immaculée remplies d'instruments bourdonnant, d'autres bipant à intervales réguliers. Une odeur âcre envahit mes narines, assaillant mes sens encore en plein réveil. Ma langue se décolla de mon palais, ma main se crispa... Mais le reste de mon bras ne me répondit pas... J'émis un gémissement de protestation. Pourquoi est-ce que mon bras ne veut pas se mouvoir ? Mes yeux s'emplissent de larmes et retombent dans les deux perles couleur océan qui me fixaient. Je m'arrêta, laissant mes larmes se perdrent au bord de mes yeux.


- Matthieu ? murmurai-je doucement.

Le yeux que je fixais avidemment s'emplirent de larmes également et un sourire se dessina sur le visage angélique. Les lèvres, bien dessinées, s'étiraient largement et poussa un soupir en signe de soulagement. Il ne dit mot et étouffa un sanglot. Il hocha la tête de haut en bas, passant une main sur son crâne, frôlant ses cheveux rasés de près puis joignit ses deux mains comme dans une prière de remerciements. Je le regarda lever les yeux au ciel sans réellement comprendre ses gestes, tout me semblait si lointain. Je notais ses mouvements à chaque secondes.


- Matthieu ? répétai-je.

Il s'approcha de moi et saisit doucement ma main dans le sienne.


- Oui mon amour, mon bébé, je suis là, murmura-t-il.
- Mon bras... mon bras...


Son visage se figea, son sourire laissa place à l'inquiétude. Il appela une infirmière. Ses yeux revinrent à moi, ses gestes me semblaient familiers, pourtant... Une femme en blouse blanche entra dans la chambre, elle s'avança vers moi.


- Depuis combien de temps est-elle réveillée ? demanda-t-elle par-dessus son épaule.
- Moins de cinq minutes.
- Vous avez mal quelque part ? questionna-t-elle à mon intention.


Je secouais légèrement la tête en signe de négation, elle m'osculta; écoutant mon coeur, elle palpa mon cou, mes bras tout en regardant l'écran situé à ma droite. Elle lâcha un soupir.


- Vous lui dites ou je lui dis ?
- Aaaaaaaaah !!!


Une douleur venait de me traverser les flans. Une douleur violente et puissante. Un nouvel éclait de souffrance me parcourut les côtes et je gémissais encore de douleur. Que se passe-t-il ? Matthieu ordonna à l'infirmière de faire quelque chose et elle me planta une aiguille dans le bras. La douleur s'estompa presque instantanément remplacée par une sensation de bien-être à la limité du flottemen. J'oubliais la douleur, et retombais dans un sommeil commateux.. Mes forces m'avaient abandonnées...




Chapitre 1: Et si on pouvait effacer le passé ?

Vendredi 19 septembre 2008, 13h05.

J'ouvris les yeux, la pièce neutre se forma devant moi. Personne. J'étais seule. Le silence. Je m'éveillais doucement, un sommeil dans lequel je me perdais... Avais-je vécu ce que je confondais avec un rêve à présent ? Les sensations étaient encore tellement fortes qu'au moindre bruit, au moindre son, mon éveil les décuplait...

Matthieu arriva alors que l'infirmière reprenait mon plateau repas. Il entra, un énorme bouquet de roses rouges dans les mains, un sourire collé au visage.


Matthieu - Bonjour mon ange, ça va aujourd'hui ?
Moi, simplement - Ca va.


Il posa le bouquet sur une commode et se tourna vers moi pour m'embrasser du bout des lèvres avant de s'assoir sur la chaise à côté de mon lit. Je resta silencieuse, l'observant, je n'avais pas besoin de parler, mes yeux en disaient assez long. Il posa sa main sur la mienne pour entremêler nos doigts.


Matthieu, d'un ton inquiet - Tu n'as plus mal nul part ?

Je secouais doucement la tête et il me souria timidement. Je ne voulais pas parler de quoi que ce soit tant qu'on ne m'aurait pas répondu...


Matthieu, hésitant - Samia... Je... Parle-moi... Dis quelque chose...
Moi - Pourquoi est-ce que je suis ici ?
Matthieu, soupirant - S'il te plait... C'est déjà assez difficile comme ça...
Moi, le coupant - Et tu crois que c'est facile pour moi ?
Matthieu - Non, je sais bien que non... Je n'ai jamais dit ça... Mais.. Laisse-toi du temps... Ca va peut-être revenir tout seul...
Moi, fondant en larmes - Mais je ne me rappelle pas !


Il se posa sur mon lit et me prit dans ses bras, il déposa un baiser dans mes cheveux tout en les caressant de sa main gauche. Il me susurra à l'oreille qu'il fallait que je me calme et qu'après tout je n'étais réveillée que depuis le jour d'avant. Je le repoussais en lui répétant que je ne me rappelais de rien. Il me regarda pleurer et j'essuyais mes larmes au coin de mes yeux. Quel sentiment horrible ! J'avais l'impression que ma vie n'était que du sable qui me glissait entre les doigts.

J'entendis des pas résonner autour de mon lit, je n'avais pas envie d'ouvrir les yeux mais la curiosité de savoir qui était là me força à es ouvrir. Je vis une grande brune aux yeux marrons, sa frange bien droite et sa longue chevelure encadrées son visage de jeune femme. Elle me regarda puis me souria. Marine, ma meilleure amie.


Marine - Bonjour mon chou, ça va ?
Moi, doucement - Et toi ?
Marine - Ca va. Bien dormi ?
Moi, m'étirant - Oui oui, Matt n'est plus là ?
Marine - Il est resté toute la matinée avec toi et quand tu t'es endormi il est parti pour se reposer un peu.
Moi - D'accord, il est quelle heure ?
Marine, consultant sa montre - Il est huit heures moins dix.


Je regarda à travers la fenêtre, le soleil descendait derrière un vieil immeuble en pierre de volvic, dans le style de la région. Les rayons orangés zébraient le plafond de ma chambre. Marine s'assit à mon chevet en me fixant alors que je continuais de fouiller ma mémoire. En vain. Je retins mes larmes du mieux que je pu face au sentiment d'impuissance qui m'assaillait.


Marine - Ca va ?

Je ne répondis pas.


Marine - Qu'est-ce qu'il y a?
Moi - Matt ne t'a rien dit ?


Elle détourna les yeux et regarda dehors à travers la fenêtre. Bien sûr qu'elle savait, Matthieu devait tout lui dire à mon propos, étant ma meilleure amie...


Moi - Pourquoi personne ne veut m'expliquer ?
Marine - Disons que... c'est compliqué.
Moi - Compliqué ?!


J'étails ébahie, elle me prenait pour une enfant à vouloir me protéger ainsi. C'était très noble de sa part mais inutile dans ce cas précis où j'aurai préféré que l'on m'envoit toute la vérité par la figure plutôt que de me laisser dans l'ignorance. Je ne disais plus rien, ma mémoire trouée me tourmentait et j'en avais assez d'entendre les mêmes phrases. Marine me racontait sa dernière conversation téléphonique avec son petit ami Yohann, plus connu sous le nom de Tyron Carter. Je faisais semblant de l'écouter pendant que mes yeux divaguaient sur les toits de ma ville natale. Que pouvais-je bien faire ici ? Ma mémoire défaillante m'écorchait le coeur, et personne ne semblait décidé à m'aider à retrouver ces souvenirs perdus...
Une infirmière entra, elle tenait un bloc dans les mains, son visage grave se tourna vers mon amie.


L'infirmière - Bonjour, vous êtes la soeur de mademoiselle De Santos ?
Marine - Non, une amie.
L'infirmière - Je suis désolée mais les heures de visite sont terminés, je vais devoir vous demander de partir.
Marine, prenant son sac - Bien sûr, je comprends.
L'infirmière, se tournant vers moi - Mademoiselle De Santos, j'ai quelque chose à vous annoncer.


Marine s'arrêta et se tourna vers moi, le ton de l'infirmière semblait grave.


L'infirmière - Vous vous rappelez de la question que vous m'avez posé lorsque vous vous êtes réveillée et que votre ami est venu me chercher ?

J'aquiesçais, déglutissant avec difficulté. Avait-elle la réponse ?


L'infirmière - Je.. Je suis désolée de vous dire que la réponse est négative...
Marine - Comment ça négative ?


Je ne répondis pas à ma meilleure amie qui fronçait les sourcils sans comprendre. Mes yeux restaient sur l'infirmière qui me fixait elle aussi sans ciller. Son regard, empli de compassion, me quitta pour se tourner vers Marine.


L'infirmière - Votre amie a eu un grave accident...

Au même moment, la porte de la chambre s'ouvrit...









Alors ? Une suite ? xP
Bises à vous et laissez vos impressions.

# Posté le lundi 10 août 2009 17:18

Modifié le lundi 10 août 2009 17:46

Chapitre 2: Le passé nous rattrappe toujours.

Chapitre 2: Le passé nous rattrappe toujours.
Un souffle me frôla, un murmure s'éleva et j'ouvris les yeux. Je ne voyais presque rien, il faisait noir. Une ombre en forme de visage était penchée au-dessus de moi. Ce murmure se répéta sans que je ne comprenne quelque chose. Je me rappelais la vision d'une seringue et un picotement dans mon épaule. La douleur avait à nouveau disparu. Le murmure s'intensifia et je bafouilla une protestation. Je ne parvenais pas à comprendre ce qu'on me disait, mon cerveau était comme engourdi, comme s'il fonctionnait au ralenti. La voix s'évanoui, l'ombre s'approcha de mon visage. Il y eut contact puis la silhouette disparue et les ténèbres m'aspirèrent dans une spirale où mes forces me quittaient à nouveau.

Battements de paupières. Le soleil aveuglant éclairait ma chambre d'une lumière vive. Je clignais des yeux puis aperçus Marine, accoudée à a fenêtre. Elle contemplait l'extérieur, on entendait le ronronnement lointain des véhicules. Je me racla la gorge et Marine tourna la tête.


Marine - Salut toi, enfin réveillée ?! ( J'aquiesça ) Ils t'ont mis une sacré dose, depuis 21h hier soir, ça fait tout de même 18h de sommeil !

Je la regardais sans rien dire. Je savais que l'annonce de l'infirmière l'avait remué.


Moi - Ecoute Marine...
Marine, me coupant - Matthieu est passé hier soir mais tu dormais déjà...
Moi, doucement - Ah c'est donc lui qui est venu...
Marine - Tu t'en rappelles ? Il m'a dit que tu dormais quand il est venu.
Moi - A moitié, il m'a dit quelque chose je crois...
Marine - Oui, il avait un truc à te dire.
Moi - Quoi ?
Marine - Il est venu te dire aurevoir, il a dû repartir sur Paris tôt ce matin...
Moi, triste et énervée à la fois - Quoi ? Mais... Pourquoi ?!
Marine - Il a dû repartir pour son travail.
Moi, perplexe - Mais... Mais j'ai besoin de lui...
Marine - Je sais et il le sait aussi. C'est pour ça qu'il revient mercredi.


Je me sentais perdue, sans lui qu'allais-je faire ? Il avait été mon repère depuis mon réveil...


Moi - Mon père n'est pas venu me voir ?

Marine parut soudain tendue, sa main se crispa sur le magazine qu'elle tenait dans les mains et me regarda. Une étrange sensation s'empara de moi. Mes paroles résonneraient dans ma tête dans une sorte d'écho qui s'éloignait de plus en plus. Je vis un éclair blanc, un bruit de feraille et des cris... Je sursauta.


Moi - Pourquoi je ne peux pas voir mon père ?
Marine - Parce que... Tu... C'est...


On frappa à la porte, cette dernière s'ouvrit et un jeune homme entra. Il avait les cheveux courts et châtains et ses jolis yeux bleus clairs me ramenèrent quelques années en arrière.


Moi, perplexe - Adrien ?

Il me souria comme autrefois et s'avança. Il fit la bise à Marine puis me montra son bouquet avant de le poser sur une table.


Adrien - Salut Sam, ça va ?

J'aquiesçais, je ne pouvais ouvrir la bouche. Je me contentais de le regarder en résistant aux millions de questions qui tentaient de franchir mes lèvres.


Adrien - C'est Marine qui m'a prévenu par SMS de ce qu'il t'était arrivé.

Elle l'avait prévenu ? Lui ?


Adrien, continuant - Alors je me suis dit que je pourrai peut-être passer te voir, pour savoir comment tu allais.
Marine - Je vais vous laisser, j'ai un coup de fil à passer.


Je la regarda sortir de ma chambre et elle évita soigneusement de croiser mon regard. Elle forma la porte et Adrien se tourna à nouveau vers moi, il avait gardé ses traits fins et son visage enfantin. Il posa sa main sur la mienne.


Adrien - Comment te sens-tu ? Marine m'a dit pour ta mère, je suis désolé.

Mon coeur fit un bond dans ma poitrine, lui savait, il allait peut-être pouvoir me dire...


Moi, d'un ton faussement détaché - Que t'a-t-elle dit exactement ?
Adrien, innocemment - Eh bien, elle m'a dit qu'après le divorce de tes parents, ta mère a fait une dépression et que tu as eu ton accident parce qu'elle menacé de sauter d'un pont si tu ne revenais pas à Clermont...


*** De puissants coups de klaxon me tirent de mes pensées. Je secoure la tête & rappuie sur l'accélérateur que je ne tenais plus que du bout du pied. J'accélère à nouveau, luttant contre le temps, mais dans cette on n'est jamais gagnant. Enfin, j'aperçois un panneau indiquant une sortie pour Clermont-Ferrand. J'en avais encore pour une bonne demi-heure mais j'étais un peu rassurée. Je sors de l'autoroute & prends le premier rond point.
Tout s'enchaina très vite, des phares viennent à ma rencontre dans le sens inverse. Je donnais un coup de volant mais rien n'y fit. Je heurtais la voiture d'en face de plein fouet. Le bruit de ferraille dû au choc & les crissements des freins retentirent dans ma tête. Cette dernière s'abbatit violamment sur le volant. La voiture percutant le flanc de la mienne & je sentis quelque chose me heurter le ventre. Un éclair blanc traversa ma vision, la douleur m'envahit & un liquide chaud commença à couler. Je baissais les yeux & vit un bout de ferraille planté dans mes côtes. La douleur troublait ma vue, je lançais un regard vers l'autre voiture pendant que ma main tatônnait le siège passager à la recherche de mon portable. J'ouvris le téléphone & une photo de Matthieu m'annonça qu'il m'avait envoyé un SMS, je tentais de lutter contre le trou noir qui m'aspirait progressivement. Je clignais des yeux & appuyais sur "Lire".
Je lâchais mon portable. Il n'aurait plus à s'inquiéter... Plus jamais... Une ombre s'approcha dans une lueur incertaine & orangée. Je n'entendais plus rien. Mon sang me quittait & se déversait sur le siège de l'auto. Je le sentais ruisseler sur mon ventre, sur mes jambes... & moi, je quittais ce monde, une larme coulant le long de ma joue. Adieu. ***


Mon Dieu ! Deux grosses larmes coulèrent sur mes joues. Mon Dieur, oui ! Les images défilaient devant mes yeux, l'angoisse, la précipitation, la peur puis le choc. Je me rappelais même de la douleur qui m'avait traversé les côtes. Adrien me demandait ce que j'avais, il semblait paniqué.


Moi - Passe-moi le téléphone.

Il me tendit le combiné de ma chambre et je composa le numéro de Matthieu que je connaissais par coeur. Il fallait que je lui parle, je venais de retrouver une pièce manquante de ce puzzle de souvenirs et je voulais qu'il soit le premier au courant.
Une sonnerie... Puis deux... Trois... Quatre...
Je rendis le combiné à Adrien lorsque le répondeur s'enclencha, je n'avais pas envie de laisser un message, j'avais besoin de lui... Tout de suite. Je croisais les bras en fronçant les sourcils, il fallait que je lui dise. Les images défilaient à nouveau devant mes yeux, j'avais l'impression de revivre la scène encore une fois.


Adrien, au bout d'un moment - Samantha ? Qu'est-ce qu'il y a ?

J'avais oublié sa présence, j'étais tellement omnibulé par mon besoin de parler à Matthieu que j'en avais oublié son existence.


Adrien - J'ai dit quelque chose de mal ?
Moi - Non, pas du tout... Au contraire.
Adrien, sans comprendre - Comment ça ?
Moi - Je souffre d'amnésie... enfin c'ets une amnésie partielle. En fait, j'ai oublié tout ce qu'il s'est passé la semaine précédent mon accident. Et quand tu m'as dit ce qu'il s'était passé, je... je me suis rappelée ce qu'il s'est passé... Le... le soir de mon accident.


Il me regarda quelques instants avant de sourire.


Moi - Quoi ?
Adrien - Rien. Je suis juste content d'avoir pu t'aider.
Moi, sceptique - D'accord... Mais je comprends pas pourquoi tu es là.


Son sourire s'effaça et il parut gêné. Je ne le lâcha pas des yeux, il avait tout de même changé. Ses cheveux étaient plus longs et il était plus musclé que dans mon souvenir. Je souria à mon tour.


Adrien - Pourquoi tu souries ?
Moi - Pour rien.
Adrien - Tu souries pas pour rien, arrête !
Moi - C'est juste que j'étais en train de me dire que t'avais bien changé.
Adrien - Je suis pas le seul, tu sais. ( Je lui lança un regard interrogateur ) Toi aussi tu as bien changé.
Moi, souriant - En bien ou en mal ?
Adrien, faisant mine de réfléchir - Hum... Je sais pas trop.
Moi - Aller, Adriano, dis-moi !


Il ouvrit la bouche, perplexe et je me sentis rougir.


Moi - Excuse-moi.
Adrien - C'est rien.
Moi - Je ne voulais pas.


Un silence pesant s'installa durant lequel les images de l'accident tournaient en boucle dans ma tête. J'avais tellement besoin de Lui parler...


[g]Adrien
- Si je suis là c'est parce que je m'inquiète pour toi.
Moi - Je ne comprends pas pourquoi Marine t'as prévenu... ( Il me lança un regard entendu ) Enfin... Si, mais on s'était pas vu depuis un moment.
Adrien - Oui, depuis un moment.
Moi - Je peux te poser une question ?
Adrien, méfiant - Oui, vas-y.
Moi - Est-ce que tu sais pourquoi je n'ai pas de nouvelles de ma famille ?

Son portable sonna au même moment, c'est pas possible, il le fait exprès ! Il sortit de la chambre pour répondre et revint deux minutes plus tard. Il se rassit à côté de moi et entama une conversation sur nos vies respectives. Il m'informa qu'il travaillait dans la communication, il était en relation avec des gens importants dans l'entreprise de son père, une grande firme internationale de bouteilles d'eau, l'eau de Volvic. Je l'écoutais sans dire un mot, il me parla de certains amis que nous avions en commun et la conversation continua ainsi pendant une bonne heure, j'en oubliais l'appel important que je devais passer pendant que nous ressassions le passé. Les souvenirs affluaient et les fous rires aussi. Il devait être plus de midi lorsqu'on frappa à ma porte, Marine entra et s'approcha de moi.

Marine - Quelqu'un est là pour toi.
Moi - Qui ?


Matthieu ?

Marine - Morgane, ta cousine.
Moi, surprise - Je peux la voir ?
Marine - Oui, bien sûr. Je vais la chercher.


Marine ressortit de la chambre et Adrien me regarda.

Adrien - Je vais y aller.
Moi - Tu peux rester.
Adrien - Non, c'est bon. Je vais te laisser en famille.
Moi - Bon... D'accord.


Il s'approcha de la porte et se tourna vers moi.

Adrien - Au fait, tu as changé oui... Mais en bien.

La porte s'ouvrit simultanément à sa phrase et ma cousine apparut accompagné d'un petit garçon et d'un homme grand au crâne rasé, son mari Lyess. Adrien sortit et Lyess se retourna pour le regarda partir.

Lyess - Qui c'est lui ?
Moi - C'est mon ex, Lyess, mon ex.


Le téléphone de ma chambre sonna, et Morgane me tendit le combiné.

Moi - Allô ?
Une voix - Matthieu Tota cherche à vous joindre.
Moi, précipitament - Passez-le moi !









J'espère que la suite vous plait ! Je demande pas de com's pour l'instant.
Je préviens que je pars en vacances du 14 au 30 août donc il n'y aura pas de nouveaux chapitres pendant deux semaines mais en rentrant je vous en offrirait deux voire trois ! Promis.
N'oubliez pas de laisser vos impressions et vos critiques.

# Posté le mercredi 12 août 2009 06:16

Modifié le dimanche 30 août 2009 18:01

Chapitre 3 : Souvenirs.

J'entendis un déclic dans le combiné.

Matthieu - Sam ?
Moi, le coeur battant - Oui...
Matthieu - Je... J'ai pas trop le temps de te parler, je suis en conférence de presse dans deux minutes mais je t'appelais pour m'excuser d'avoir dû repartir si vite sur Paris mais je n'ai pas eu le choix... ( Blanc ) Je.. je passerai te voir mercredi.
Moi - Oui, je le sais ça, Marine me l'a dit ce matin.
Matthieu, précipitamment - Ah bah d'accord, c'est bon en fait t'es au courant. Je suis désolé, je dois te laisser. Bisous.


Il raccrocha avant que je n'ai pu lui répondre. Je resta figée en regardant le combiné puis le tendit à ma cousine. Je lui résuma ma conversation avec Matthieu, elle ne fit aucun commentaire, son regard en disait long. Lyess se taisait, il n'y avait que le petit garçon qui les accompagnait qui continuait de gazouiller innocemment. Je le regardais s'approcher de mon lit, retenant mes larmes.

Moi, à l'intention de l'enfant - Salut Mathias.
Mathias - Tata !


Je fermais les yeux dans une vaine tentative de retenir mes larmes mais c'était trop tard, elles coulaient déjà. Ma cousine prit l'enfant dans ses bras, ce dernier jouait avec les boucles brunes qui ondulaient sur son front.

Morgane - Je...
Moi, l'interrompant - C'est rien...


Elle tendit le garçon à Lyess qui s'avança vers la porte après avoir embrasser ma cousine.

Lyess, à Mathias - Aller viens fiston, laisse maman parler avec tata.

Le regard de ma cousine s'était assombri lorsqu'il s'était à nouveau posé sur moi. Elle me questionna et je lui confia tout. De mon réveil jusqu'au souvenir de mon accident qui venait de me revenir. Deux diamants humides glissèrent sur ses joues lorsque je lui avoua ce que je n'avais encore osé prononcé.

Moi - Je ne lui ai pas encore dit...

Ses paroles se voulaient réconfortantes, ses conseils pleins d'espoir faussés par l'émotion inondaient mon crâne à saturation. Sa voix cognait contre mes tempes et son discours s'étirait contre les murs dans un écho de mensonge. Ma tête, lourde et lasse, consumée par les médicaments, se balançaient lentement d'avant en arrière. Je n'écoutais plus, le mensonge ne servait à rien à part réconforter les coeurs blessés. Or, le mien était fendu en deux.

Moi, au bout d'un moment - Comment va mon père ?

Elle se figea comme si une vague de froid polaire avait pénétré la chambre d'hôpital et l'avait paralysé. Je m'attendais à ce que de la buée sorte de sa bouche grande ouverte. J'insistais cependant, un sentiment de supériorité gonflant dans ma poitrine bandée.

Moi - Personne ne m'a expliqué pourquoi il n'était pas encore venu me voir. Il n'est jamais venu me rendre visite et tout le monde évite le sujet.
Morgane, bredouillant - Ce n'est pas ce que tu crois.
Moi, d'une voix calme - Explique-moi dans ce cas.


Ses yeux marrons surmontés de rectangles noires traversèrent la pièce, elle rajusta la cascade de boucle qui ondulait sur sa nuque et se lança.

Morgane - Il est venu de nombreuses fois pour te voir mais ce sont les médecins qui l'en ont empêché.
Moi - Pourquoi ?

Elle se tut et me regardan interdite. Je posa ma question à nouveau.

Morgane - Ils ont peur de ta réaction ou de la sienne, on ne sait pas trop, mais comme vous êtes émotionnellement instables.
Moi, m'écriant - Je ne suis pas instable !
Morgane - Ne t'en fais pas, c'est juste le choc de l'accident...
Moi, subitement - Et ma mère ?


Elle poussa un soupir, je sentais que c'était trop pour elle et que l'émotion l'étreignait mais peu m'importait, il fallait que je sache.

Moi, suppliant - Dis-moi.
Morgane - Elle est vivante ne t'en fais pas.


Un étrange picotement me parcourut l'échine. Je n'aurai sû dire quelle émotion il trahissait car je n'eus d'autre réaction que de demander où elle était.

Morgane, soupirant à nouveau - Elle est à Nîmes, dans une clinique...
Moi - A Nîmes ?
Morgane - Oui, dans une clinique spécialisée, ils traitent sa dépression par hypnose. C'est elle qui a demandé à aller là-bas.


Je ne réagis toujours pas, laissant mon regard errer le long des murs aseptisés. Je tentais de comprendre ce que ma cousine venait de me dire, ainsi donc ma mère était encore en vie. un crissement de freins résonnait à mes oreilles, je revoyais la lumière aveuglantes des phares et un soulèvement au coeur me plaqua contre mon lit. Je m'étais sacrifiée... je m'étais sacrifiée pour elle.


Les deux jours suivants furent marqués par les visites d'Adrien. Il arriva en milieu d'après-midi ce dimanche-là et semblait soucieux. Il n'avait cependant pas oublié de m'apporter un petit bouquet de fleurs diverses.

Moi, au bout d'un moment - Ca ne va pas ?
Adrien, distraitement - Si si, tout va bien, comme toujours.
Moi - Arrête de mentir, dis-moi ce qui ne va pas.


Il baissa les yeux et je répéta ma phrase une seconde fois. Je le regardais en essayant de contenir mon appréhension. Avec Adrien, tout avait toujours été une suite d'évènements innatendus. Il releva la tête et l'éclat de ses yeux me fit frémir, c'était ainsi qu'il m'avait regardé la première fois.

Adrien - C'est Julia...
Moi, perdue - Euh... C'est qui Julia ?
Adrien - Ma copine, enfin... plutôt mon ex maintenant...


Il renifla bruyamment. Oh non ! Sa petite amie l'avait quitté, mon premier réflexe fut de lui demander pourquoi mais je me ravisa. La raison de cette rupture se profilait dans ma tête. Et cette raison c'était moi. Je n'en étais absolument pas certaine mais une petite voix me soufflait que j'étais la cause de cette séparation.

Moi, ne sachant que dire d'autre - Je suis désolée.
Adrien - Ce n'est rien... Je m'en remettrai tu sais...
Moi - Comme toujours.


Il leva sur moi des yeux pleins de sous-entendus et je détourna le regard.
Quelques mois avant que je ne parte poursuivre mes études à Paris, il y a plus de trois ans de ça, une dispute avait éclaté entre Adrien et moi. Il ne voulait pas que je parte vivre à Paris, loin de lui. J'avais promis de revenor le voir sur Clermont-Ferrand tous les week ends mais ça ne lui suffisait pas, ça ne suffirait pas... Il m'avoua que notre histoire était trop importante à ses yeux pour qu'il puisse me laisser partir et prendre le risque de me perdre. Et, sans le regarder, je lui avais dit que je ne sacrifierai pas mon avenir pour l'amour, que notre histoire était vouée à l'échec et qu'il valait mieux en rester là. Bouche bée, il m'avait regardé sortir de sa chambre, mon sac sur l'épaule. Les jours qui suivirent il m'avait harcelé de SMS, de coups de téléphones, de mails et de messages différés sur MSN quand il ne venait pas sonner chez moi. Je n'avais pas réagi, préférant pleurer dans mon coin car je savais que si je le voyais, j'allais renoncer à partir.

Adrien, se reprenant - Oui, je m'en remettrai... Après tout, on était ensemble que depuis deux mois...

J'eus un pincement au coeur, en deux mois avait-il pu ressentir ce qu'il avait ressenti avec moi au même stade de notre relation ? Est-ce qu'il l'aimait déjà ? La confusion m'emporta et ma conscience me murmurra d'arrêter d'être jalouse. Je ne suis pas jalouse ! protestai-je intérieurement.

Adrien, soudainement - Tu te rappelles de Fab'z ?
Moi - Oh oui, comment l'oublier ?!
Adrien - Figure-toi que j'ai fait une soirée avec lui il y a deux semaines !
Moi, incrédule - Sérieux ?
Adrien, souriant - Ouais, tu l'aurais vu, il a pas changé !
Moi, riant - Toujours aussi obsédé par les filles ?
Adrien, riant aussi - Toujours !


Nos rires s'égarèrent dans nos sourires et il s'approcha de moi comme s'il allait me faire une confidence.

Adrien - Et pendant la soirée on a discuté et il m'a demandé de tes nouvelles. C'est pas un signe ça ?!

J'aquiesçais en me forçant à lui sourire. Quel genre de signe ? Il devait avoir entendu ma question car il se rapprocha encore de mon lit d'hôpital.

Adrien - C'était peut-être le signe que nous devions nous retrouver... Peut-être que ton accident n'était pas qu'un hasard mais que le destin avait fait en sorte que tu reviennes sur Clermont afin que nos chemins se croisent à nouveau.

Je le fixais, un sentiment de doute s'empara de moi. Et s'il avait raison ? Si l'appel téléphonique de ma mère avait été commandé par le destin pour me faire revenir sur Clermont, et cet accident avait été l'opportunité de reprendre contact avec Adrien ?
Il caressa ma main du bout des doigts, j'eus un frission, c'est ainsi qu'il avait caressé mon ventre la première fois.

Adrien - Qu'est-ce que tu en penses ?
Moi, au bout d'un moment - Je... Je n'sais pas...


Il se pencha sur moi mais la porte de la chambre s'ouvrit au même moment. Morgane entra, seule, et Adrien me posa un baiser sur le front en me soufflant qu'on en reparlerait plus tard avant de se relever et de partir, après avoir fait la bise à ma cousine.


Le lendemain, il avait reparu en fin d'après-midi. Dès son apparition, un sentiment de gêne me submergea, je n'avais pas cessé de repenser à ce qu'il m'avait dit la veille et je nageais à présent dans la confusion totale.

Adrien, timidement - Salut, ça va ?
Moi, du ton le plus détaché possible - Bien et toi ?


Après un échange de répliques banales, par simple politesse, un lourd silence s'installa. La tension était palpable dans toute la pièce et je m'évertuais à paraitre normale contrairement à Adrien qui ne cachait pas son malaise. Je savais cependant, à son regard, qu'il tenait à aborder le sujet d'hier. Ce qu'il ne tarda pas à faire.

Adrien - Tu sais ce que je t'ai dit hier, à propos de nous deux...
Moi, méfiante - Oui...
Adrien - Je... qu'est-ce que tu en penses ?
Moi, soupirant - Honnêtement, je ne sais pas. J'en ai aucune idée.


Il sembla chercher quelque chose dans la pièce, comme une bouée de sauvetage à laquelle se raccrocher. Peut-être que lui aussi avait ce sentiment de noyade, la sensation de l'eau qui s'engouffre trop vite dans la gorge, rempli nos poumons et nous suffoque.

Adrien - Je crois que j'ai toujours eu des sentiments pour toi. Et maintenant que je te revois, j'en suis... Je...

Il s'arrêta. Je le regardais, les yeux ronds comme des soucoupes, il s'assit et continua en regardant ses mains.

Adrien - Tu me manquais et depuis que tu es là, je ne fais que penser à toi.

Je ne répondis rien, je ne pouvais pas. Il avait été mon premier vrai amour mais... mais non, tout ça c'était du passé maintenant. Pourtant, je me tus.

Adrien - Si il y a un seul petit espoir pour que nous...

On frappa à la porte et l'infirmière qui s'occupait de moi entra
.

L'infirmière, d'un ton autoritaire - Les heures de visites sont terminés, je vais devoir vous demander de partir.

Adrien m'embrassa sur le coin des lèvres, s'arrangeant pour que nos bouches se frôlent et sortit.


Mardi matin fut pour le moins surprenant, Marine débarqua aux alentours de 10h30, comme à son habitude sauf que ce jour-là elle était accompagnée. Elle entra dans ma chambre, ses traits harmonieux sur son visage ovale m'arrachèrent un sourire. Elle était mon rayon de soleil quotidien depuis mon réveil. Lorsqu'elle prononça le nom de la personne qui attendait dans le couloir mon sourire s'élargit un peu plus. La porte pivota sur ses gonds pour la seconde fois, laissant apparaitre une jeune femme semblable à l'autre. Ses longs cheveux noirs flottaient sur ses épaules et ses yeux couleurs noisettes brillaient avec intensité. Au moment où je prononçais son prénom pour la seconde fois, des larmes apparurent et elle me répondit de sa voix chantante.

- Salut Sista.

Son petit accent alsacien m'avait manqué, elle s'avança jusqu'à moi, enleva sa veste en soie rose pour laisser place à un débardeur blanc sur un slim bleu foncé et sa paire de Nike rappelait les couleurs de sa veste. Sophie, un d mes meilleures amies depuis plus de cinq ans se tenait devant moi.

Sophie - Comment tu te sens ?
Moi - Franchement, vraiment bien ! Je suis contente de te voir !


Elle se pencha sur moi et embrassa ma joue. Une douleur lancinante me traversa alors le crâne, une aiguille me transperça la nuque.

*** Ma cousine Morgane et ma meilleure amie Marine avaient proposé de partir à Orléans pour passer un week end entre filles en compagnie de notre amie Sophie que nous n'avions pas vu depuis des mois car elle avait parcouru la France afin d'assurer la promotion de son premier album. La veille de notre départ j'avais eu une brève dispute avec Matthieu à propos de ce week end entre filles et lorsque Marine m'avait demandé la raison du conflit je lui avais expliqué que Matthieu avait peur que je ne sois infidèle si je buvais un peu trop. Or le problème résidait bien dans l'alcool mais pas dans l'infidélité. Une heure après cette confidence, Roxane, une amie d'enfance qui vivait à Paris, avait débarqué dans le loft que je partageais avec Sophie et Marine depuis plus de deux ans. Notre amie nous surprit en train de plier bagages et nous questionna vivement sur la raison de notre agitation. Sans se poser de question, Marine lui expliqua notre projet et lui proposa de nous accompagner. Elle accepta et déclara qu'elle nous rejoindrait à Orléans.
Nous étions parties le samedi matin, Roxane nous avait rejoint aux alentours de midi dans un restaurant de la ville. Après une journée de shopping nous avions réservé un hôtel et étions parties pour une soirée en discothèque. Tout se passait pour le mieux jusqu'à ce que vers 3h du matin je surprenne une de mes amies dans une situation quelque peu délicate. ***


Moi - Comment va Roxane ?

Mes deux amies me lancèrent un regard perplexe comme si la présence de Sophie ne me suffisait pas. Je reformula ma question et Marine me répondit enfin.

Marine - Elle est à Toulouse, avec Luke.
Moi - Elle est déjà partie ? Avant là...
Sophie, me coupant - Il a été appelé d'urgence là-bas.
Moi - Mais... Ils sont...


La porte s'ouvrit pour la troisième fois, m'interrompant. L'infirmière qui s'occupait de moi apparut, elle demanda à Marine et à Sophie de bien vouloir attendre quelques minutes dans le couloir car elle avait à me parler. Je sentis mon coeur s'accélérer lorsque l'infirmière ferma la porte sur mes deux amies qui me lançaient des regards inquiets. Elle se tourna vers moi, je sondais son visage à la recherche du moindre indice pouvant me révéler la nature de sa visite, en vain.

L'infirmière, s'approchant - Samantha, nous avons eu les résultats de vos examens, ceux que nous avons effectués la semaine dernière...

Elle fit une pause durant laquelle je continuais de scruter son visage. Je retenais ma respirations, je savais que son annonce avait le pouvoir de change toute ma vie.

L'infirmière, reprenant - Je dois, avant toute chose, vous dire que vous avez vraiment eu beaucoup de chance. Dans des accidents comme le vôtre, rares sont ceux qui y survivent. Vous êtes une miraculée.

J'eus à peine le temps de prendre conscience de ce qu'elle me disait qu'elle poursuivit.

_______

Quelques minutes plus tard, Marine et Sophie entrèrent en trombe dans ma chambre.

- Alors ? demandèrent-elles en coeur.

Je pris la main de chacune d'elle, les larmes au bord de mes yeux.

Moi - Il faut que je vous parle.

_______

Il y a un peu plus de cinq ans que je connaissais Adrien. La première fois que je l'avais aperçu, je devais avoir seize ans, je m'en rappelle comme si c'était hier. Je venais de faire le deuxième battle de ma vie, cela se passait sur la place de Jaude en plein centre de Clermont-Ferrand. J'avais perdu mon battle mais j'atais sortie de scène fière de moi car j'avais réussi à créer un délire, à jouer avec le public et à provoquer mes adversaires. Même mon professeur de danse de l'époque m'avait pris dans ses bras tellement il était fier. J'étais allée rejoindre Marine dans la foule de spectateurs agglutinés autour de la scène en plein air. Je lui racontais ce que mon prof de danse m'avait dit lorsque nos regards se sont croisés. Ses yeux d'un bleu presque translucide me firent frissoner, il les détourna bien vite cependant. Je me rappelle qu'il tenait une fille par la main. Malgré cela, je ne pouvais m'empêcher de le regarder, il avait les cheveux courts à l'époque et ses traits étaient toujours aussi fins qu'aujourd'hui. Son visage angélique, doux et agréable se tourna vers moi à plusieurs reprises sans qu'il n'y ait un sourire d'échangé. Puis sa copine l'avait tiré par la main et il s'en était allé. Je me rappelle même comment il était habillé, une chemise rouge par-dessus un T-shirt blanc, un jean baggy et des Dunks Nike rouge. Je l'avais regardé s'éloigner, sans savoir que je le recroiserai quelques mois plus tard.

Adrien, entrant - Salut !

Il me tira de ma rêverie, il avait un paquet de bonbons dans les mains, il s'avança vers moi, au milieu des murs immaculés.

Adrien - Comment ça va ?
Moi - Plutôt bien et toi ?


Il ouvrit le paquet de friandises en me répondant qu'il était en pleine forme. Il souriait largement, me racontant les diverses péripéties (inventées) qu'il avait enduré pour acheter ces bonbons, tout en prenant bien soin d'éviter le sujet de conversation tant redouté des deux jours précédents. ?ous mangions no bonbons depuis le début de l'après-midi et quand le paquet fut vide, Adrien se leva presque aussitôt.

Adrien - Aller, j'me casse.
Moi, surprise - Pourquoi ?
Adrien - Bah on a fini les bonbons alors j'me casse. T'as mangé toutes les fraises tagada en plus, c'était les miennes !
Moi, éclatant de rire - Ok, bah va t'en ! Salut !
Adrien, reprenant son sérieux - Non je plaisante mais c'est qu'il est déjà 17h30 et j'avais promis à un ami de l'aider à installer son ordi. Il m'attend.
Moi - Ouais, c'est ça. Défile-toi, vas-y !
Adrien - Non mais c'est vrai ! Il vient de l'acheter, il ne sait pas comment le brancher.
Moi, soruiant - Aller file !


Il se pencha vers moi, s'excusant encore par mille façons. Il me serra bien fort et me murmura qu'il pensait toujours ce qu'il avait dit hier. Sa phrase me glaça le sang, puis il me posa un baiser au coin des lèvres comme il le faisait toujours sauf qu'il prit ma main et la pressa dans la sienne. Il laissa son baiser flotter entre nous, gardant son visage à quelques centimètres du mien, son nez frôlant le mien, ses yeux faisant l'aller-retour de mes yeux à ma bouche.
La porte s'ouvrit brusquemet, nous laissant à peine le temps de réagir puis Adrien se redressa, je retirai vivement ma main en déclarant d'un ton qui cachait mal la surprise:

- Matthieu.

On était mercredi.








Le long chapitre tant attendu (genre ^^ ) est enfin là.
J'attends vos impressions ! Je compte sur vous !
Je vous souhaite une bonne rentrée à tous et à toutes et le prochain chapitre sera en ligne très prochainement alors lachez vos commentaires ( 20 minimum pour la suite ).
J'espère que vous avez passer de bonnes vacances.
Bises à vous.
Samia.

# Posté le lundi 31 août 2009 19:27

Chapitre 4: Révélations


Ses yeux lancèrent des éclairs en se posant sur Adrien. Mon regard passait de l'un à l'autre et j'aurai pu attrapper une migraine tellement la ressemblance était frappante.

Adrien, à Matthieu - Je m'en allais.

Matthieu le regarda sortir sans prononcer un mot. Lorsqu'Adrien eut disparu derrière la porte, Matthieu se tourna vers moi, son visage fermé ne présageait rien de bon. Sa mâchoire se contractait et son regard noir me donna le vertige, je ne l'avais jamais vu comme ça.

Matthieu - A quoi tu joues ?

Son ton agressif me prit de cours, je restais perplexe face à lui alors qu'il me martelait de questions.

Matthieu - Qu'est-ce qu'il fait là ? Pourquoi te serrait-il dans ses bras ? Et tu crois que j'ai pas vu que tu lui donnais la main ?
Moi, essayant de me défendre - C'est un ami !
Matthieu - Arrête de me prendre pour un con...
Moi, l'interrompant - Il est juste venu me rendre visite, c'est tout.
Matthieu - Je sais que c'est ton ex, Sam, et ne me dis pas le contraire parce que Marine m'en a parlé. Elle m'a dit qu'il me ressemblait.


Décidément, Marine lui disait vraiment tout en ce moment. Le sentiment de culpabilité qui me taraudait depuis trois jours se décupla, m'élatant comme de petits morceaux de verre dans le coeur. Matthieu avait-il senti , au-delà de ce qu'il savait, ce qu'il s'était passé ces trois derniers jours ?

Matthieu, s'emportant - Je sais pas si tu te rends compte de ce que je vis, mais depuis trois semaines je galère comme un fou, j'essais de tout gérer comme je peux. Et je me suis débrouillé pour pouvoir venir te voir parce que tu me manquais trop... mais est-ce que t'as au moins pensé à moi ?

Je lui lança un regard tilide, oui j'avais pensé à lui. Mais j'avais aussi pensé à Adrien... Les horaires de travail de Matthieu ne nous avaient pas permis de nous téléphoner, mis à part samedi dernier.

Matthieu - Mais merde ! A quoi tu joues ? J'espère que ton ex n'essais pas de...

Il s'arrêta et comme je ne répondais pas, il reprit.

Matthieu - Putain... Sam ! Je... Tu... Mais tu te rends compte là... Je... Je te fais pas chier avec mes ex moi que je sache !

Son ton plein de rage me percuta comme un boulet de canon. Il avait raison, il ne me faisait pas souffrir avec ses anciens amours alors pourquoi est-ce que je me permettais de le faire ? Avais-je peur ? Oui, il fallait l'avouer. Je manquais confiance en moi depuis toujours, et au jour d'aujourd'hui je vivais dans la hantise de perdre Matthieu... Il pouvait trouver mieux ailleurs, une fille plus belle, plus intelligente, MIEUX quoi... Mais pourquoi laissais-je des gens comme Adrien se mettre en travers de notre realtion ? Je prenais soudainement conscience qu'à cause de ça je pouvais perdre Matthieu à tout moment. Une vague de peur me submergea et je lança un regard paniqué à Matthieu qui continuait d'extérioriser sa colère.

Moi, l'interrompant - Matt !

Je rejeta les draps sur le côté, dévoilant mes jambes, je m'assis au bort du lit et me leva. Matthieu s'arrêt, éberlué.

Matthieu - Bébé ?

Je m'avança jusqu'à lui, la démarche incertaine. Les larmes coulèrent sur ses joues, alors que je clopinais jusqu'à lui, je pris son visage dans mes mains et essuya ses larmes avec mes pouces.

Matthieu - Mais... bébé... Tu... tu marches !

J'aquiesçai vivement avant de l'embrasser dans un sourire. Nos lèvres se caressèrent longuement jusqu'à ce que Matthieu approfondisse le baiser. Une chaleur agréable envahit mon corps tout entier, mon coeur cognait puissamment contre ma poitrine pendant que des papillons me retournaient le ventre. Je passais mes mains dans sa nuque, caressant ses cheveux et son cou du bout des doigts, avec tendresse. Il passa une main dans mes cheveux et l'autre caressait doucement ma joue. Il mit bientôt fin ce merveilleux baiser qui me laissa dans un émoi sans pareil. Matthieu me fit un sourire et nous savions tout deux que cet échange était plus que ça... Mais l'heure en était pour l'instant à la discussion.

Matthieu - Explique-moi. Les médecins n'avaient pas l'air optimistes sur tes chances de remarcher.
Moi, prennant appui sur lui - Ils m'avaient dit pareil mais les résultats d'examens sont arrivés hier. J'ai beaucoup de chance, ils pensaient que je serai paralysée à vie car la barre de fer qui s'était enfoncée dans mes côtes aurait pu faire de gros dégâts.


A ces mots, il tressaillit en fermant les yeux, comme s'il me revoyait ce fameux soir.

Moi, après une pause - Mais, à part les côtes, rien n'a été touché. Ils avaient peur que cela ait touché ma moelle épinière mais en fait non...

Son sourire reparut timidement et il posa un furtif baiser sur mes lèvres.

Moi - Tu sais, je me rappelle su week end à Orléans... et... enfin le début, et...

Je m'arrêta, des larmes vacillaient à nouveau au bord de mes yeux. Il fallait que je lui dise.

Matthieu, inquiet - Qu'est-ce qu'il y a mon ange ?
Moi, essuyant mes larmes - Rien... rien ne t'inquiètes pas.
Matthieu - Quand est-ce que tu sors de l'hôpital ?
Moi - Dans une semaine, mais j'ai encore de la rééducation à faire...


Son visage s'assombrit, il opina, visiblement soucieux. Une ombre passa dans ses yeux. Au-dessus de lui planait la menace d'Adrien comme un vautour à l'affut de la moindre faiblesse pour se jeter sur sa proie.

Moi, d'un ton rassurant - Ne t'en fais pas...

Il baissa les yeux en faisant une moue d'enfant. Je sentais qu'il avait peur mais il n'aurait pas à s'en faire longtemps car j'allais tout expliquer à Adrien dès le lendemain.
Je demanda à Matthieu de m'aider à retourner dans mon lit car je sentais que mes jambes ne me porteraient pas plus longtemps. Une fois assis au bord de mon lit, il prit une chaise, l'approcha et s'installa dessus, une main sur ma cuisse.

Matthieu - Je suis soulagée de voir que tu n'as rien. J'ai eu... tellement peur... Si tu savais. Quand ils... quand ils m'ont appelé pour me dire... que... pour me dire ce qu'il t'était arrivé... J'ai paniqué.

Il fit une pause, la gorge nouée. Je lui caressa la joue et il pencha la tête sur le côté en fermant les yex pour mieux apprécier le contact de ma peau avec la sienne.

Matthieu, toujours les yeux fermés - Quand ils m'ont appelé, ils m'ont dit que tu étais dans un sale étatt, que tu étais en danger et que tu... tu ne respirais plus.

Il contint ses larmes alors que les miennes coulaient, il rouvrit les yeux.

Matthieu - J'ai appelé Marine pour la prévenir et nous sommes partis directement pour Clermont.

Je tressaillis, il avait pris le même itinéraire que moi, il aurait pû lui arriver la même chose...
Une douleur me lacéra le crâne.

*** Matt - Allô ?

Ouf !

Moi - Chou, c'est moi.
Matt - Qu'est-ce qu'il y a mon coeur, t'as l'air bizarre.

Je ne relève même pas l'appellation.

Moi - Il faut que je retourne sur Clermont.
Matt - Quand ça ?
Moi - Maintenant.

Il y a un blanc, je poursuis.

Moi - Ma mère vient de m'appeler, elle menace de se jeter du pont qu'il y a vers sa maison si je ne reviens pas au plus vite.
Matt - Mais... T'en as pour au moins deux heures...
Moi - Je sais, elle m'a dit que si je ne venais pas, elle sauterait.
Matt - T'es où là ?
Moi - J'me suis arrêtée dans une rue.
Matt - T'es loin du loft ?
Moi - Oui, assez. Pourquoi ?
Matt - Je t'attends là, je suis sur les marches...
Moi - Désolée mon ange de te faire un faux plan mais...
Matt, me coupant - Je veux venir avec toi.
Moi - Non, Matt. Oublis, je dois partir maintenant. Rien que de te téléphoner me fait perdre du temps.
Matt, d'un ton déçu - Mais je veux t'accompagner.
Moi - Je sais, mais faut que j'y aille. T'inquiètes pas. Je te tiendrai au courant.
Matt - Mouais... D'accord.
Moi - Je te laisse, c'est urgent là.
Matt - Fais attention, bébé, tu sais...
Moi, paniquant - Désolée, mais j'y vais. Je t'aime.

Je raccroche sans attendre & redémarre en trombe. ***


Les larmes montèrent à nouveau à mes yeux et Matthieu me regarda d'un air perplexe, ne comprenant visiblement pas. Je me jeta sur lui, l'enlaçant aussi fort que je pouvais. J'embrassais son cou, ses joues, ses épaules en le serrant tout contre moi.

Matthieu - Qu'est-ce que...
Moi - Heureusement... heureusement que tu n'es pas venu avec moi... Je... J'aurai pas supporter qu'il t'arrive quelque chose.


Je sentis ses mains sur mes épaules et il reserra doucement son étreinte, en m'embrasant longuement la joue.

Matthieu, la voix tremblante - J'ai eu tellement peur de te perdre.

Nous ne pouvions nous relâcher l'un l'autre, son odeur m'ennivrait et me rassurait à la fois. Le contact de sa peau me donnait des frissons et son étreinte me rappelait à quel point il comptait pour moi.
Matthieu avait pris une place importante à mon adolescence, alors sous le nom de M.Pokora, je m'étais interessée à lui en tant qu'artiste et ce, dès le début de sa carrière. Il m'avait ébloui par son talent et son ambition et sa voix m'avait charmé dès les premières chansons. Il était ensuite devenu plus qu'une simple idole lorsque mes parents ont commencé à s'acharner contre moi. Je devais avoir quatorze ans quand ma mère m'a lancé en pleine face qu'elle aurait préféré que je n'existe pas. Les insultes avaient continué et empiré au fur et à mesure et moi, qui leur vouaient un amour sans limite depuis toujours alors qu'ils n'avaient d'yeux que pour mon frère, je m'étais sentis salie. Mon opinion de moi-même s'était dégradée si vite que je ne saurais même plus expliquer comment j'en suis arrivée là. J'ai commencé à me mutiler, au compas, au cutter, aux ciseaux... La douleur physique appaisait ma peine intérieure, vaine illusion de la jeunesse. Mais un soir, tout a basculé, ma mère m'avait dit qu'elle aurait voulu que je disparaisse car je lui pourissais la vie. Sans un mot, j'étais partie dans ma chambre pour pleurer. Le compas dans le bras, je tirais avec force et la douleur augmenta mes larmes. Je n'en pouvais plus, je suffoquais, je ne supportais plus de souffrir, je voulais en finir, mourir... J'avais attrappé mon cutter et avait posé le bras sur le bureau. Je voulais m'ouvrir les veines, voir le sang couler le long de mes bras avant de disparaitre. Ils n'auraient plus à s'en faire, je ne serai plus de ce monde... Mais, en posant mon bras sur le bureau, mon coude percuta ma chaîne-hifi qui se mit en marche. Je m'arrêta, la voix de Matthieu venait de résonner à mes oreilles. Et à cet instant, je réalisa à quel point j'aimais son timbre. Quelle douce mélodie... Je l'écoutais en silence, oubliant le cutter, oubliant mes larmes, oubliant, oubliant tout le reste... Certains diront que c'était la crise d'adolescence, je leur répondrai plutôt une blessure trop profonde pour se refermer un jour. Depuis ce fameux soir où mon frère avait fait son attaque, j'avais disparu aux yeux de mes parents. Mon adolescence avait été rythmée par les chansons de M.P et la danse, mon seul échappatoire à tout ce qui m'entourait. Et à dix-huit à peine, je m'étais embarquée pour Paris avec mes deux meilleures amies, Marine et Sophie, pour poursuivre mes études. J'ai vraiment eu une bonne étoile. En ville, j'ai croisé un vieil ami, Florian, avec qui j'avais fait de la danse pendant plusieurs années, il était devenu danseur professionnel et m'avait proposé de venir assister à ses cours de danse, ce que j'avais fait. Mon destin a tourné le jour où il a annoncé à tout notre groupe qu'il nous faisait passer un casting pour danser dans le clip de la chanteuse Shy'm. Le début de l'aventure. J'avais été sélectionnée, puis Matt m'avait repéré, de lui-même. J'ai alors passé une audition pour lui et j'ai été retenue. C'est ainsi qu'à commencé notre histoire, grâce à la danse. Notre histoire est longue car l'idole s'est remplacée par mon meilleur ami avant que l'amour ne prenne le dessus que bien plus tard.

Matthieu - Je ne sais pas ce que j'aurai fait sans toi.

Sa voix me tira de mes pensées, il s'écarta un peu de moi pour me regarder dans les yeux. Son reagrd azur me transperça, j'avais le sentiment qu'il pouvait lire en moi, ressentir dans mes émitions et comprendre mes pensées sans que je n'ai un mot à prononcer. Il mit une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et me caressa la joue de sa main toute douce. Ses lèvres biens dessinées et sensuelles s'étirèrent en un sourire qui souleva mon coeur.

Matthieu - Comme t'es belle, mon ange.
Moi, gênée - Arrête Matt.
Matthieu - Mais c'est vrai !
Moi, encore plus gênée - Non.
Matthieu - Et moi je te dis que si.


Il m'embrassa et on frappa à la porte, Marine entra, je me rassis sur mon lit en lui souriant.

Marine, souriant - Ca va vous deux ?

Nous répondîmes en coeur un "oui" niais et ma meilleure amie me reagrda d'un oeil expert.

Marine - Tu as l'air d'aller mieux toi, dis donc !

Je lui fis un sourire sans répondre. Elle interrompait un moment d'intimité durement gagné, mais comment lui en vouloir ? Elle posa son sac converse en vernis noir sur un chaise, un magazine dépassait de la poche principale, puis elle se tourna à nouveau vers Matthieu et moi-même.

Marine, à Matt - Comment t'as fait pour pas être suivi ?
Matthieu, soupirant - M'en parle pas, on a dû faire un de ces trucs. J'ai dû dire que j'allais chez son père et changer de voiture pour qu'on me lâche.


Je les regardais alternativement, sans comprendre. Ils continuaient cepenant leur discussion comme si j'avais soudemainement disparu.

Marine - Moi aussi je dois faire attention maintenant.
Matthieu - Ah bon ? Mais...
Marine, l'interrompant - J'au été acheté un magazine et en sortant j'étais assaillie.
Matthieu - Il ne sont plus devant l'hôpital.
Marine - Non parce que le directeur a piqué une crise de nerfs et il a menacé d'appeler la police si il y avait encore des gens devant son établissement demain matin.


Je croyais comprendre ce qu'il se passait, je les interrompis.

Moi - Excusez-moi de vous couper dans votre passionnante conversation, mais pouvez-vous m'expliquer ce qu'il se passe ?

Matthieu me regarda d'un air hésitant alors que Marine me lançait un regard qui signifiait: "tu n'es pas au courant ?". Matthieu se tourna complètement vers moi et m'expliqua que depuis mon accident des paparazzis se campaient tous les jours devant l'hôpital dans l'espoir d'obtenir de nouvelles informations sur la danseuse de M.Pokora, victime d'un grave accident de voiture. Closer racontait que j'étais défigurée alors que Voici prétendait que j'étais toujours dans le coma et que je pouvais ne jamais me réveiller pendant que Public disait que j'avais perdu une jambe. J'écoutais Matthieu m'expliquer qu'il avait du mal à cacher notre relation d'autant plus que beaucoup de tabloïds sous-entendaient déjà que nous étions ensemble. Or, je m'en rappelais bien, lors d'une longue conversation, Matthieu m'avait exposé qu'il était préférable pour son image qu'on le croit célibataire. J'acceptais plutôt bien la situation, je ne voulais pas étaler ma vie au médias et je n'avais pas envie d'apparaitre dans les magazines comme la petite amie de M.Pokora. Je préférais être reconnue pour mon travail et mon talent et non pas pour ma vie privée. Il m'assurait qu'il avait la situation en mains mais tout sembla se rétrécir autour de moi, comme si les murs de la pièce se rapprochaient. J'avais le sentiment d'être traquée, pourchassée. Mon imgination se mettait à galoper et une foule de questions envahissait mes pensées. Pourquoi est-ce qu'on s'intéressait à moi ? Pourquoi voulait-on tout savoir de mon accident ? Qu'est-ce qui pouvait se dire sur moi que je ne savais pas encore ? Que pouvait-on penser de moi ? Quel profit trouvait-on à raconter des atrocités sur moi ?








Je suis vraiment désolée pour le retard mais cette semaine j'ai accueilli ma correspondante anglaise alors je n'ai pas eu le temps de m'occuper de ma fiction.
Je vous mets enfin en ligne le chapitre 4 ! =)
J'attends vos impressions et je vous délivre le prochain chapitre dans une trentaine de commentaies alors à vos com's ;)
Samia.

# Posté le samedi 19 septembre 2009 14:40

Modifié le samedi 19 septembre 2009 14:51

Chapitre 5: Reprise de contact.

Chapitre 5: Reprise de contact.
La porte s'ouvrit, et je ne pus cacher ma surprise en voyant Adrien apparaître. J'écourtais ma conversation téléphonique avec mon ami danseur, Aziz, et raccrochais. Le nouvel arrivant posa un magazine sur la commode de la chambre et se planta devant moi, les mains dans les poches. Sans un mot, je me levais de mon lit et avançais jusqu'au meuble où il avait posé le feuillet. Une écriture en grosses lettres blanches sur fond rose s'étalait en haut de page. Le magazine Oops! affichait, en couverture, une photo de Britney Spears, encore en cure de désintoxication, et en bas de la page à droite, une photo de Matthieu, le visage triste portait ces mots:
" Il a perdu sa danseuse, sa fiancée, ou les deux ? "
Mon sang se glaça à la lecture de cette première page, je ne prenais même pas la peine de lire ce que ces "journalistes" qualifiaient d'articles, et jetais le bouquin par terre.

Moi - Bande de gros cons !

Adrien me regarda m'assoir sur mon lit, alors que j'évitais toujours son regard.

Adrien, au bout d'un moment - Ce que tu m'as dit hier, par téléphone, ça m'a vraiment fait mal tu sais...

Sans lever les yeux sur lui, j'aquiesçai, tête basse. La veille au soir, j'avais appelé Adrien en lui expliquant qu'il n'y avait pas de "nous" qui tienne car notre histoire était définitivement terminée. Il m'avait écouté lui étaler ma vie, lui racontant que mon accident m'avait perturbé mais ce moment de faiblesse, dont il avait lâchement essayé de profiter, était terminé. Lui et moi c'était fini depuis longtemps et ça n'avait pas de raison de recommencer. Une fois que mon monologue fût achevé, il me demanda simplement si je lui avais tout dit puis il m'avait remercié davoir mis les choses au clair avant de raccrocher. J'avais été surprise de sa réaction, n'étant déjà pas très fière de moi de lui avoir tout balancer par téléphone, cette réponse stérile m'avait angoissé. Je m'étais attendue à des reproches, des insultes ou même des supplications, mais non, rien. Et alors que je pensais m'être débarassée de lui, voilà qu'il venait me voir dans ma chambre d'hôpital.

Adrien - Tu aurais pu attendre qu'on se voit pour me dire tout ça.
Moi - Je ne voulais pas te faire de mal.
Adrien, soupçonneux - Dis plutôt que tu avais peur.
Moi, inspectant mes ongles - Peur de quoi ?
Adrien, s'approchant - Je sais pas, de moi... de m'avoir en face de toi lorsque tu aurais à me dire, dans les yeux, que tu en aimais un autre.
Moi, levant les yeux - Non.


Il
s'avança encore, son regard clair sondant le mien. Ma respiration en fut coupée, que m'arrivait-il ?

Adrien - T'as envie de m'embrasser là, hein ?!

Il rapprochait dangereusement ses lèvres des miennes, scrutant mon visage. J'avais le souffle coupé mais une image me revint en tête, celle de Matthieu lorsqu'il m'avait dit aurevoir la veille. Il m'avait serré dans ses bras en me disant qu'il essayerait de venir me voir avant que je ne sorte de l'hôpital puis il m'avait embrassé. Un baiser si doux, si tendre, comme s'il déposait des milliers de pétales de roses sur mes lèvres par le seul contact de sa bouche sur la mienne. Je me rappelais encore le frisson qui avait parcouru mon dos lorsqu'il m'avait glissé à l'oreille un "I love you" à peine audible.
Les lèvres d'Adrien frolèrent les miennes et je repris conscience du moment présent. Je tournais la tête au dernier moment juste avant que ses lèvres n'aient le temps de toucher les miennes.

Moi, d'un ton ferme - Non Adrien, je n'ai pas envie de t'embrasser. Si je t'ai tout dit par téléphone c'était pour te faire comprendre que je ne voulais pas te revoir mais tu n'as visiblement pas compris.

Il s'éloigna de mon visage pour m'observer un moment.

Adrien, visiblement perplexe - Tu.. tu n'éprouves vraiment plus rien pour moi ?
Moi, le regardant dans les yeux - Non, je suis amoureuse d'un autre...
Adrien - Ouais je vois ça, t'es amoureuse de M.Pokora...
Moi - N'importe quoi, et puis la question n'est pas là, et tu le sais. Je n'ai plus de sentiments pour toi, c'est comme ça.


Il me fixa pendant un bon moment à la recherche du moindre signe qui pourrait trahir la véracité de mes propos. Je ne vacillais pas, la voix de Matthieu résonnait encore au creux de mon oreille et rien n'aurait pu, en cet instant, me faire douter de mes sentiments pour lui.
Adrien finit par tourner les talons et disparut en marmonnant un vague "à plus". Une fois la porte refermée, ma bouche s'étira en un large sourire triomphant, enfin j'en avais terminé avec Adrien et pour de bon cette fois. Tout avait été si confus depuis mon réveil que j'avais eu un moment de doute, mais il n'en est rien. A ce jour, rien n'aurait pu semer le doute la-dessus.

_______

Marine - Et il a rien dit ?
Moi - Il m'a demandé si je ne ressentais plus rien pour lui, et il m'a demandé si j'étais amoureuse de Matt...
Marine - T'as répondu quoi ?
Moi - J'ai esquivé et il est parti.
Marine - Il a compris, tu crois ?
Moi - Que je n'éprouvais plus rien pour lui ? Oui, je pense.
Marine - Non, par rapport à Matt...


_______

La semaine qui suivit fut véritablement épuisante, la rééducation me fatiguait énormément et même si les médecins étaient plus qu'e ravis des résultats, il n'en demeurait pas moins que je ne pouvais marcher plus de trente minutes. L'infirmière qui s'occuppait de moi m'assurait cependant que d'ici quinze jours, je pourrais à nouveau marcher normalement. Le vendredi, la veille de ma sortie, Matthieu m'appela pour s'excuser encore de ne pas avoir pu se libérer dans la semaine pour venir me voir. Il m'annonça par la même occasion qu'il viendrait me chercher à l'hôpital le lendemain à onze heures et avant que je n'ai pu émettre la moindre protestation il ajouta:

- Peu m'importe ce que les gens peuvent dire, tout ce qui compte c'est que je sois avec toi.

Et sur ces paroles troublantes, je lui avais dit qu'il me manquait et que j'avais hâte de le voir le jour suivant. Nous avions raccroché quelques minutes plus tard, forcés par le garde du corps de Matthieu qui l'appelait pour une scéance d'autographes. Evidamment je lui avais raconté ce qu'il s'était passé avec Adrien au début de la semaine, sans omettre sa tentative de m'embrasser.

- Fouuuuh zen, avait-il murmuré au téléphone lorsque j'eus raconté ce que mon ex avait essayé de faire, on va rester calme... On va essayer.

Je l'avais alors rassuré, amusée par sa réaction, lui expliquant qu'Adrien ne m'avait provoqué aucune réaction qui puisse me faire douter ( ce qui était en partie vrai ) et qu'il n'avait pas à s'en faire. Il avait approuvé avec toujours une petite pointe de jalousie dans la gorge qui me faisait fondre.


Une heure après ma conversation avec Matthieu, le téléphone de ma chambre sonna à nouveau.

Moi - Allô ?
Une voix féminine - Mademoiselle De Santos, votre père cherche à vous joindre, acceptez-vous la communication ?
Moi, précipitemment - Oui oui oui, bien sûr.


Ma voix tremblait, j'avais tellement peur que la secrétaire au bout de fil ne se rétracte en me répétant ce que le reste des infirmières et médecins de l'hôpital me disait depuis des semaines : "Vous êtes psychologiquement trop fragile pour supporter une confrontation avec vos parents".

La voix - Je vous le passe.

Un déclic se fit entendre dans le combiné et une voix grave et bien familière résonna à mon oreille.

Mon père - Allô ?
Moi, la voix tremblante - Papa ?
Mon père - Oui, c'est moi.


Sa voix se brisa.

Mon père - Je suis si heureux de t'entendre !
Moi, retenant mes larmes - Comment tu vas ?
Mon père - Je fais ce que je peux pour m'en sortir... Fernando vit avec moi maintenant, pour... pour m'aider.
Moi - Ah bon ? Mais je croyais que tu avais trouvé quelqu'un ?


Fernando était mon parrain et le petit frère de mon père. Ils avaient toujours été très complices, quant à mon père, il m'avait informé en août dernier, lors du mariage de ma cousine, qu'il quittait ma mère. Puis il m'avait annoncé quelques semaines plus tard, qu'il avait "rencontré quelqu'un".

Mon père - Non... Ca... ça ne pouvais pas marcher. Et puis je n'avais pas la tête à ça avec ce qu'il t'est arrivé. Mais les médecins ne m'ont pas autorisés à te voir !
Moi - Oui, je sais. Ils m'ont dit qu'un contact avec un parent pourrait me provoqué un choc et que je n'étais pas prête à ça...
Mon père - Tu as l'air d'aller bien pourtant.
Moi - Je m'en sors oui, tout a été confus pendant un moment mais maintenant ça va.
Mon père, d'un ton compatissant - C'est normal.
Moi, changeant de sujet - Au fait, je sors de l'hôpital demain. C'est Matt qui vient me chercher, est-ce que je pourrais venir te voir ?


Il y eu un bref silence avant que mon père n'accepte. Je raccrochais presque immédiatement lorsqu'une infirmière entra dans ma chambre.

L'infirmière - Avez-vous commencé à faire vos bagages ?
Moi - Oui, j'ai commencé ce matin. Il faut que je finisse...
L'infirmière - Très bien. Je viens également vous donner quelques recommendations avant que vous ne sortiez de l'hôpital.
Moi - Je vous écoute.


L'infirmière me donna quelques conseils par rapport à mon dos, elle me mis en garde sur les mauvaises postures et elle me conseilla d'attendre au minimum deux mois avant de recommencer à danser. J'aquiesçais à tout ce qu'elle me disait, l'infirmière me livra aussi une ordonnance avec la liste des médicaments à prendre pendant quelques semaines et des anti-douleurs, au cas où mon dos me ferait souffrir. Et enfin, elle me donna le numéro et l'adresse d'une clinique privée à Paris où je pourrais aller terminer ma rééducation en toute quiétude.

L'infirmière, me faisant un clin d'oeil - Ca évitera que les paparazzis vous harcèlent.


Samedi 4 octobre 2008.
Le lendemain, il doit être aux alentours de 10h30 lorsqu'on frappa à ma porte. Je sortis de la petite salle d'eau dans laquelle je venais de finir de me maquiller, chose que je n'avais pas faite depuis longtempts. Je poussa une exclamation de joie en voyant le nouvel arrivant passer la porte:

- Matt !

Je me jeta à son cou pour l'embrasser.

Moi - Ca va mon ange ?
Matthieu, un grand sourire aux lèvres - Oui et toi ma princesse ?


J'aquiesçais et il me caressa la joue.

Matthieu - Qu'est-ce que tu es belle...
Moi, riant - Pfff, n'importe quoi !
Matthieu - Surtout quand tu es heureuse.


Je l'embrassa longuement avant de lui faire remarquer qu'il avait une demi-heure d'avance. Il s'excusa avant de m'expliquer qu'il était arrivé plus tôt et qu'il avait tellement hâte de me voir qu'il était directement venu à l'hôpital.

Matthieu - Prête à retourner à la maison ?
Moi, stupéfaite - Qu... quoi ?!!
Matthieu, perdu - A la maison... A Paris.
Moi - Ah oui... Oui, bien sûr. Mais avant faut que je vois mon père, si ça te dérange pas.
Matthieu - Non pas du tout !


Une dizaine de minutes plus tard, je fermais la porte de ma chambre. J'en sortais pour la première fois depuis des semaines, reprise de contact avec le vrai monde extérieur. Une fois les papiers signés à l'accueil de l'hôpital, Matthieu et moi-même sortîmes du bâtiment. Une fois devant son imposant 4x4 BMW noir, je me stoppa:

Matthieu - Qu'est-ce qu'il y a ?
Moi, balbutiant - Je... je peux pas...








Voilà enfin le chapitre 5 !!! Désolée du retard, encore une fois, mais je suis en terminale ES et mes cours me prennent énormément de mon temps alors je n'ai pas forcément le temps de vous livrer les suites. J'espère que celle-ci vous aura plu quand même. Je donnerai la suite dans une vingtaine de com's ;)
Samia.

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 18:57

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 18:08